Le Dos

L'Amant de Prague

Cliquez sur la couverture pour voir les articles de presse.

Photo la fille de PraguePartir, s’enfuir, mettre les voiles. Carla ne tient

Cliquez ici pour acheter le livre

plus en place. Destination Prague, la ville aux mille tours et mille clochers.

Là-bas Peter l’attend, ou ne l’attend pas. Elle ne sait plus très bien. Peter, son bel amant, solitaire endurci, buveur et penseur flamboyant. Peter qui la fuit mais la désire aussi. Il est réservé, mystérieux, taciturne. Elle est son contraire. Exubérante, spontanée, solaire, passionnelle.

Comment aimer quelqu’un venu d’un autre monde, d’une autre culture ? Entre la femme du Sud et le Nordique s’instaure une lutte à mort autant qu’un amour fou.

Sous la lumière magique de Prague, dans l’ombre de Kafka, se joue le destin de ce couple prisonnier d’une fusion charnelle proche de la douleur.

L’Amant de Prague radiographie trois ans de passion tumultueuse et destructrice. «Jusqu’où peut-on aller par amour ? » C’est l’une des questions que pose ce roman.

Les personnages : Peter est un homme taiseux, pudique, tourmenté, doté d’un humour froid, typiquement tchèque. Alors qu’il brille en société, il devient mutique dans l’intimité. Carla se heurte à ses silences, se cogne à son absence. De tempérament bouillonnant et méditerranéen, elle est exaspérée par l’impassibilité et la froideur apparente de cet homme. Elle n’a, sur lui, d’autre prise que sa peau. « Le dos de Peter » (titre initial de ce roman) est un mur, parfois hostile, parfois étonnamment éloquent. Mur-symbole de l’incommunicabilité, thème central de ce roman. Le seul langage de ce couple passe en effet par la chimie des corps. Mais au fur et à mesure que progresse le récit, un engrenage s’instaure entre les personnages, donnant à leurs relations un tour obsessionnel et frénétique : plus Peter s’esquive dans la vie, plus Carla veut le dominer au lit. Plus il est passif, plus elle insiste. Sa violence sensuelle se déchaîne, comme décuplée par l’Impossible. C’est ainsi que Peter et Carla se lancent dans une surenchère érotique, succession d’assauts et d’esquives dont la violence, crescendo, les dépasse…

Extrait :

« Peter gisait nu sur le lit tandis qu’elle s’activait sur lui, nue elle aussi. Elle prenait d’abord possession de son corps par son dos. Elle s’installait dessus à califourchon, et massait vigoureusement. Elle enfonçait ses mains avec cette sensation enivrante de faire disparaître toute ossature et d’accéder ainsi à la quintessence de son esprit. Les yeux fermés, elle appuyait de toutes ses forces. Le dos de Peter était rugueux, plein d’aspérités. Il avait eu de l’acné jusqu’à un âge avancé. De vieux boutons subsistaient encore, séchés par le temps. Comme des volcans éteints, ils jalonnaient le dos… ce long dos crevassé, couleur de terre de Sienne. Ici et là, de gros grains de beauté formaient des îlots. Carla s’était depuis longtemps familiarisée avec ce paysage. Elle gratta doucement du bout de l’ongle toutes les aspérités. Elle se souvint de lui, lors de leur promenade, de l’attention qu’il avait porté aux murs de la ville, lorsqu’il avait raclé du bout des doigts les crépis écaillés… La visite de Prague s’accomplissait aussi bien sur le corps de Peter. Lui aussi, comme sa ville, était un homme feuilleté, un homme à éplucher. Toute l’histoire de Peter tenait dans ce dos tourmenté… »

Homme allongé de Jacques Louis-David

« Homme allongé » de Jacque-Louis David

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *